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Avant d'être rejetées au milieu naturel, les eaux de ruissellement doivent être traitées soigneusement. Mélangées avec les eaux usées ou véhiculées séparément, on retire de ces effluents urbains de temps de pluies (RUTP) tout ce qui constitue une nuisance ou une source de pollution, que ce soit des macros déchets, des résidus chimiques, bactériologiques ou géologiques. En effet, outres la pollution propre des eaux usées, les eaux de ruissellement, en lessivant le sol, entraînent de nombreux polluants dont certains sont fixés sur des particules microscopiques. Afin de réduire le nombre et le volume des rejets polluants, le traitement des effluents urbains par temps de pluies se fait par étape, en utilisant différents procédés de régulation, de stockage et de traitement.
Le déversoir d'orage recueille les effluents urbains par temps de pluie. Selon les capacités de la station d'épuration, les eaux sont acheminées vers celles-ci ou évacués vers un bassin de pollution ou bassin d'orage. En dernier ressort, ils peuvent être rejetés dans le milieu naturel. En recueillant cette eau, le déversoir d'orage limite les risques d'inondation, évite l'encombrement des conduites et préserve les installations de la commune. Cette récupération des eaux de pluie permet aussi de limiter la pollution des cours d'eau naturels. Le déversoir d'orage possède souvent des capteurs, des vannes de régulations et des dégrilleurs. L'eau récupérée sera envoyée à la station d'épuration, vers le bassin d'orage ou bien rejetée au milieu naturel.
Par temps de pluies, lorsque le réseau est saturé, les effluents urbains sont recueillis via des déversoirs d'orage dans des bassins de pollution ou bassins d'orage, afin d'être restitués après l'épisode pluvieux vers la station d'épuration. En tête d'ouvrage, les effluents sont tout d'abord dégrillés et dessablés. C'est la première étape du traitement qui permet de préserver le fonctionnement des différents appareils installés dans le bassin comme les pompes. Les effluents sont ensuite stockées temporairement, ce qui permet de décanter les matières en suspensions quelles entraient et sur lesquelles sont fixées une grande quantité de polluants. Après la pluie, on procède à la vidange du bassin d'orage, et on pompe les effluents vers une station d'épuration. Les matières polluantes déposées en grande quantité au fond du bassin et qui peuvent dégager des gaz toxiques, sont alors entraînées par des systèmes de lavages automatiques et pompées vers la station d'épuration. Le bassin est alors à nouveau prêt pour un nouveau cycle.
Lorsque les eaux de ruissellement sont véhiculées séparément des eaux usées, il faut procéder à leur prétraitement avant tout rejet direct au milieu naturel. Les séparateurs hydrodynamiques permettent de retenir les macros déchets et les sables. Ils sont très compacts et leur grille est auto nettoyée du fait de l'écoulement rapide des effluents le long de sa surface. Les séparateurs à hydrocarbures, comme leur nom l'indique, séparent des hydrocarbures flottants en traces irisées à la surface de l'eau. Ils sont employés dans les garages et les stations de lavage dont les eaux usées contiennent beaucoup d'huiles et de carburants. Cependant, la grande majorité des produits polluants (matières minérales, hydrocarbures mêmes, matières organiques) sont fixés sur de fines particules que l'on peut piéger au fil de l'eau moyennant un temps de décantation suffisant. Pour ce faire, on utilise des décanteurs lamellaires. Ils retiennent la pollution qui se présente sous la forme de boue, sur les lames et au fond du décanteur. Ces appareils sont de loin les plus performants. Ils sont également plus volumineux et doivent donc être curés et nettoyés régulièrement afin d'éviter leur colmatage et le relarguage de matières polluantes.
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